L'atelier n'est pas à vendre

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 sudouest.fr
  jeudi 8 octobre 2015 

Périgueux : "les ateliers SNCF ne sont pas à vendre" 

Une manifestation a rassemblé près de 450 personnes ce jeudi matin, qui voulaient en priorité à dénoncer la réforme du ferroviaire. Ils ont toutefois fait un crochet par la mairie pour dénoncer "les spéculations" d'Antoine Audi sur les ateliers SNCF 

Un cortège de 450 personnes a marché dans les rues de Périgueux, ce jeudi matin, dans le cadre de la grande journée d'action organisée dans plusieurs villes du pays. La manifestation périgourdine, à l'appel de la CGT, de FSU et de Solidaires, s'est appliquée à dénoncer la réforme du ferroviaire et le gel du point d'indice dont disent souffrir les cheminots depuis près de cinq ans.
"L'emploi cheminot n'est pas à brader" 

L'action a pris une tonalité locale. Les manifestants ont décidé de faire un crochet par la mairie. Ils avaient à coeur de faire du bruit sous les fenêtres du maire : "Les cheminots sont venus vous dire que les ateliers SNCF ne sont pas à vendre et que l'emploi cheminot n'est pas à brader", ont-il hurlé dans le micro. "Au lieu de soutenir les cheminots, Antoine Audi spécule déjà sur leur disparition." Les manifestants faisaient allusion à des propos du maire en Conseil municipal, le 25 septembre (lire ci-dessous). 

Plusieurs bombes sonores ont retenti rue Wilson. Le maire ne semblait pas présent à l'hôtel de ville au moment de cette visite. En revanche, son premier adjoint, Laurent Mossion, est descendu dans la rue. Il a eu un échange avec des manifestants. 

Les propos d'Antoine Audi 

Petite phrase, grosse colère. En assumant avoir questionné la SNCF sur des terrains éventuellement disponibles sur l’emprise des ateliers du Toulon, Antoine Audi a électrisé les syndicats de cheminots. Le maire de Périgueux anticiperait-il la fermeture du Technicentre, au point de déjà compter les logements qu’on peut y bâtir ? "Il y a une volonté de récupérer le site au mépris de l’emploi", traduit Olivier Riffet, l’un des porte-parole de la CGT Cheminots. "Ce n’était pas qu’une phrase : s’il s’est permis, c’est qu’il connaît les projets de la SNCF." Une délocalisation des ateliers, augure le syndicaliste. 

Qu’a dit le maire ? Le 25 septembre, en Conseil municipal, l’opposant Vianney Le Vacon (PC) s’est inquiété d’une "approche" d’Audi auprès de la direction des ateliers, pour parler du foncier disponible. Antoine Audi a confirmé : "Dans la mesure où Périgueux est en recherche d’espaces pour se développer, il est intéressant de savoir si des terrains sont susceptibles de se libérer si la SNCF réorganise l’activité." 

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